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La lutte sénégalaise

La lutte Sénégalaise

Les sénégalais sont friands de sport de combat lors duquel deux adversaires s’affrontent. La boxe est certes suivie par de nombreux spectateurs et téléspectateurs mais elle reste largement dominée, dans les cœurs des sénégalais, par la lutte. 

En effet, la lutte est sans conteste le sport qui déchaine le plus les passions au Sénégal. Elle rassemble les foules, au-delà des clivages sociaux, économiques ou culturels. Peu connu en dehors du pays de la Téranga, la lutte, en wolof Lamb, est pourtant le sport individuel le plus regardé et le plus admiré. 

Ce sport de contact, intègre en plus la boxe d’où l’appellation de « lutte avec frappe ». Le lutteur peut à la fois donner des coups et recourir au corps à corps pour terrasser son adversaire.

Mélange de différentes techniques de combat, entre boxe, arts martiaux et lutte traditionnelle, le Lamb est un sport très codifié dont voici les règles :

Le rituel d’avant combat :

Avant chaque combat, des cérémonies sont organisées pour éloigner le mauvais sort. Ce rituel mystique commence par l’entrée du cortège des marabouts accompagnant les athlètes dans l’arène de la compétition. Les marabouts viennent cristalliser des prières salvatrices censées terrasser l’adversaire et donner la victoire au lutteur qui arbore des gris-gris (talisman) de même que des prises de bains rituels.

Puis, des chants sont entonnés, au rythme du tam-tam, par les griots et griottes attitrés pour vanter les prouesses et la bravoure du lutteur en vue d’intimider son adversaire. Une fois les lutteurs galvanisés, le top départ de la danse du « baccou » est lancé. Il s’agit d’une chorégraphie martiale réalisée simultanément par le lutteur et son équipe pour provoquer et intimider l’adversaire.

Véritable spectacle, ce rituel mimé et repris par tous permet aux lutteurs de se mettre en condition, de faire réagir le public en faisant monter l’ambiance. Quand l’excitation est à son apogée, le match peut enfin commencer. 

Les règles de ce sport populaire :

Le règlement est très rigoureux et complexe. Il est appliqué par trois juges arbitres.

Un combat dure en principe deux fois dix minutes et peut comporter des prolongations. Il arrive également que l’adversaire soit terrassé en quelques secondes, voire quelques secondes. Les lutteurs combattent à mains nues et sans aucune protection. Ils peuvent à la fois donner des coups et recourir au corps à corps pour terrasser son adversaire.

Le combat se termine dès qu’il y a une chute d’un des lutteurs. On considère qu’il y a chute, lorsque la tête, les fesses ou le dos du lutteur touchent le sol ou qu’il y a quatre appuis (deux mains et deux genoux) sur le sol. 

La victoire peut aussi être attribuée à un lutteur lorsque son adversaire ne présente plus les conditions physiques ou médicales aptes à la lutte.

Si la lutte est un sport individuel, les lutteurs sont quant à eux regroupés en écuries, ce qui leur permet de se faire un nom et de rafler des contrats publicitaires. 

Les grands noms de la discipline 

  • Eumeu Sène vanqueur du combat de l’année, est actuellement le roi des Arènes.
  • Mouhamed Ndao dit « Tyson », 
  • Serigne Ousmane Dia dit « Bombardier » 
  • Yakhya Diop appelé « Yékini »
  • Mamadou Lo, appelé Modou Lô alias Niang Kharange Lô
  • Lac de Guiers 2, 
  • Ama Baldé, 
  • Gouy Gui, 
  • Mohamed N’dao alias Tyson
  • Gris Bordeau
  • Moustapha Gueye appelé Boy Fass